Huile ou acrylique, quelle est la meilleure technique ?

Il me semble utile de faire le point sur cette question et ainsi de répondre à vos interrogations sur l’utilisation de l’acrylique dans mes tableaux.

La peinture à l’huile bénéficie d’un immense héritage.  Son invention remonte au 14e siècle. Très vite adoptée par les plus grands artistes à travers le monde, elle est devenue, au fil des siècles, une référence incontournable par sa richesse chromatique, sa solidité, ses possibilités d’utilisation…
Fruit d’un processus de fabrication basé sur de nouveaux liants, l’acrylique (inventée au début du 20e siècle et apparue dans les années 50) offre de nouvelles perspectives innovantes.

Ce choix m’est venu naturellement suite aux exigences de mon métier de marins et, à vouloir peindre en permanence, sur mes marines, à l’assaut du grand large !

Par la suite, et compte tenu de ses propriétés (empâtements réalisée aux couteaux, applications denses jusqu’à donner une transparence), l’acrylique est devenu une alternative de choix…

Analyse technique

Toutes les peintures sont réalisées avec 2 principaux composants : des pigments et un liant. Les pigments sont les mêmes dans les deux techniques. C’est par le liant que diffère donc la peinture à l’huile et l’acrylique :

  • Le liant utilisé dans la peinture à l’huile est l’huile de lin, de carthame, de noix, de résine…
  • Le liant utilisé pour la peinture acrylique est une émulsion d’eau et de résine acrylique.

Les couleurs obtenues par les liants “huile” ou “acrylique” sont comparables tant par leur éclat que par leur texture.

Analyse artistique

La peinture à l’huile se dilue avec des médiums à base d’huile, des siccatifs et se nettoie avec des solvants ou de l’essence de térébenthine d’origine végétale ou artificielle. Le temps de séchage de l’huile est souvent long, voir très long !

La peinture à l’acrylique se dilue à l’eau ou avec des médiums qui peuvent être allongés d’eau. Le temps de séchage est très court, ce qui peut constituer à la fois un avantage et un inconvénient.
En effet, cette propriété facilite les superpositions, évitant ainsi les mélanges non souhaités. Néanmoins, cette rapidité de séchage m’a déstabilisé au départ. Au fil de son utilisation, elle est devenu (grâce à cette spontanéité de travail) un atout et un moyen d’expression que l’on retrouve dans chacune de mes œuvres. Enfin, une fois sèche, l’acrylique forme un film satiné homogène d’une grande élasticité et d’une grande stabilité à la lumière. Par ailleurs, l’acrylique présente une excellente résistance au temps et ne jaunit pas.

Textures créatives

L’acrylique est la technique picturale contemporaine par excellence ! Elle dope toutes les créations artistiques en offrant de nouveaux moyens d’expression. L’acrylique peut être pâteuse, crémeuse ou fluide selon son choix d’utilisation et peut se faire sculpture en associant de multiples matériaux pour rechercher des effets particuliers.

Ce merveilleux terrain d’exploration conduit ceux qui sont en perpétuelle recherche de créativité vers des horizons nouveaux et prometteurs…

L’univers de la matière… un dialogue endiablé !

Comment définir l’Art ?

Si vous ouvrez un dictionnaire pour chercher la signification de ce mot, vous aurez toutes les chances de trouver une formule du genre : “Activité, moyens utilisés pour obtenir une création esthétique, exprimant un idéal de beauté.”

Cet idéal de beauté, nous le trouvons au contact de la nature qui, vous le conviendrez, est un modèle de perfection.

En ce qui me concerne, c’est un terrain de jeu extraordinaire, une ouverture sur l’infini, un sujet sans cesse en changement et renouvellement… La Bretagne a cette force qui ne demande qu’à être maîtrisée. Mais le sujet se mérite, il faut apprendre à le respecter, à le décortiquer avant de le traduire avec sa propre sensibilité et sa propre écriture.

Sur le plan de la technique pure, j’aime employer la matière à pleine pâte et à la « spatule ». Cette manière de créer répond à mon tempérament. Pour dominer cette technique, il n’y a pas d’autre solution que de s’immerger totalement dans la toile. C’est un moment assez intense où le couteau macule, griffe, caresse la toile et qui, à l’acrylique, laisse très peu de temps à la réflexion ou à la finition. Par moment, je pourrais même qualifier la peinture au couteau d’un acte assez violent mais qui ne laisse pas de place au hasard.

J’ai besoin de concentration, d’un temps de réflexion qui permettra le moment choisi de répondre aux exigences que je me suis fixées. Le résultat voit apparaître transparence, effet de matière, glacis, collage, incrustations…

Au final, j’ai d’ailleurs, beaucoup de mal à revenir sur une toile après ces temps forts et puis, l’imperfection donne des intentions, des sentiments, dont la sincérité est parfois surprenante…

C’est peut-être le paradoxe de l’art où, imperfection et beauté se rejoignent !…

L’amour de la couleur !

Le reflet de ma personnalité…

Je n’ai malheureusement pas de recettes ou de combines à vous faire découvrir. Comment d’ailleurs transposer à d’autres une démarche personnelle ? Devant une toile, j’avance essentiellement par pulsions. J’aime ne plus contrôler complètement ma réflexion ou l’inconscient prend le relais et laisse place à un sentiment de liberté où la magie opère ! C’est d’ailleurs pour cela que j’aime travailler le soir… Ne me demandez pas pourquoi, c’est ainsi… j’ai une manière d’agir qui est certainement le résultat de nombreuses années de pratique où il m’a fallu composer avec mon métier de marin.

L’art de peindre repose tout de même sur des règles fondamentales. Pour travailler ainsi, il m’a fallu une pratique assidue car toute création picturale demande un minimum de connaissances, de maîtrise du dessin, d’un sens de la composition et d’une bonne compréhension de la couleur. Cette dernière permet par la suite une approche de la couleur plus intuitive et donc plus subjective. Je m’impose donc un rythme assez soutenu pour pouvoir inhiber les difficultés de toutes sortes qui pourraient venir contrarier un travail de création… Ces difficultés dépassées, permettent une plus grande liberté gestuelle.

Par ailleurs et comme vous pouvez le découvrir dans mes galeries, l’emploi de la couleur reste vital dans mes compositions. C’est le reflet de ma personnalité. Pour maîtriser ses gammes subjectives, il est bien entendu indispensable de connaître ses bases, autrement dit d’apprendre à mélanger ou ne pas mélanger les teintes entre elles, à régler les rapports de tonalité qui permettront d’exprimer des sentiments. Ainsi, la couleur devient un outil formidable. Un moyen de créer l’espace au même titre que la perspective et de jouer ainsi avec les masses et les lignes, les vides et les pleins, les ombres et les lumières…

La peinture devient unique… et uniquement comme « un plaisir des yeux », que vous soyez devant votre chevalet ou simple spectateur. C’est là, à mon avis, sa raison d’exister !

Mais pourquoi un blog ?

C’est quoi un blog et pourquoi créer un blog ?

Je vous avoue, avec en parallèle un site internet relativement complet, je me suis creusé la tête sur : « L’intérêt ou non d’avoir un blog ? ».

J’ai donc fait quelques recherches sur l’existence de blog d’artiste peintre pour connaître leurs contenus et piocher quelques idées, une réalité assez surprenante m’est apparue : « Le vide total !…. rien !…… ou presque !!!… »

Première conclusion sans appel : « Les Artistes Peintres communiquent très peu sur le net !… » « Alors pourquoi moi !!!… »

Mes recherches se sont donc tournées sur : « Qu’est ce qu’un blog ». Le terme « Blog » est une abréviation de Weblog, qui peut se traduire par « journal sur internet ». Défini souvent comme un site personnel, il s’agit d’un espace individuel d’expression, créé pour donner la parole aux internautes… J’arrive donc à la conclusion que, dans la mesure où un artiste peintre souhaite promouvoir son travail et que, malheureusement son univers reste essentiellement un travail d’atelier, il est tout à fait logique et souhaitable de s’ouvrir, d’offrir aux amateurs d’Art, la possibilité de découvrir, de partager et d’échanger une passion commune…

Donc, s’il en faut un (artiste)… « Je serai le premier ! »

Une fois décidée la création de mon blog, une remarque de taille m’est apparue : « Un blog, il va falloir le remplir ! ».? Bon, je vous passe les détails de mon interrogation… Les réponses et les exemples de catégorie furent rapidement trouvées et vont certainement me servir de référence :

  • Le carnet de voyage, dans lequel j’essayerai de raconter mes périples au fur et à mesure, tout en incluant des images des lieux visités et mes créations.
  • Le blog d’actualité, dans lequel je commenterai les dernières nouvelles au fil de l’eau.
  • Le journal de bord, probablement le plus proche du concept original du blog, dans lequel je dévoilerai mes envies et raconterai mes journées.
  • Le blog artistique, qui permet d’exprimer des idées artistiques, techniques et de manifester des opinions sur un sujet ou autres…

Bref !!!!… Les sujets ne devraient donc logiquement pas manquer et je compte un peu sur vous pour entretenir, alimenter et me donner des idées au fil de l’eau !…